Qu’est-ce qui décide que l’on est satisfait ? Si ce moment arrive ?
Je n’ai jamais été aussi technique, je n’ai jamais été aussi bien équipé, je n’ai jamais lu et vu autant de travail d’autres photographes qu’aujourd’hui.
Je trouve certaines qualités à mes photos, mais je suis globalement instatisfait de mon travail.
Que de chemin à parcourir…
Les derniers travaux en date étant terminés (cf USA) et le crash récent de mon disque dur externe étant confirmé, je suis à l’aube d’une nouvelle ère photographique.
J’ai vu une très belle expo sur les Roms/Tsiganes samedi, le genre de travail qui me montre à quel point je suis encore assez loin du compte.
Donc, je me retrousse les manches (même pas peur, hein) et je me lance vers de nouvelles difficultés, un nouveau challenge. Mais lequel ?
Published on 9 août ’10 10 h 11 min.
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J’aime décidément vraiment imprimer toutes les images en petit et les classer par terre.
Ca permet d’aller très vite, ça glisse sur le parquet et je peux tester tout de suite plusieurs combinaisons d’enchaînements d’images, en ajouter et en retirer de la sélection.
Super exercice appris à Arles l’an dernier.
Là, par exemple, la sélection des élues est en bas à gauche !
Published on 7 août ’10 16 h 12 min.
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La citation est de Steve Jobs, elle tourne en ce moment sur le web.
Sans m’être jamais trop posé la question, il est évident que je réponds moi aussi à cette description. Quelles sont mes sources d’inspiration ? Pour poser cette même question dans le cadre professionnel à certains de mes clients, je sais que la réponse peut difficilement se donner. En effet, le créatif vous répondra presque à chaque fois que son inspiration est composée de tout ce qui l’entoure : le film qu’il a vu au cinéma hier, ce qu’il a mangé au resto le weekend dernier, le voyage qu’il a fait lors de ses dernières vacances, ce qu’il voit dans la pub, les magazines, internet, etc…
Le créatif est donc une éponge qui sait se presser, regrouper, classer, garder le bon et oublier le mauvais… enfin dans les bons jours, hein.
En ce moment, mes sources principales sont les sites internet de magnum et de l’agence VU ainsi que le génial ffffound.com. Il y a aussi les livres que j’achète très régulièrement et qui font un joli trou dans mon budget. Pour synthétiser et classer, j’utilise evernote qui a le bon goût de pouvoir s’utiliser depuis n’importe lequel de mes ordis (maison + bureau, car oui, même au bureau j’avoue…).
Alors on laisse mijoter à feu doux. Bien longtemps. On verra quel sera le résultat…
Published on 12 juin ’10 19 h 48 min.
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Whether you have hundreds of thousands of pictures in your archive or a few hundred, the process of editing your pictures down to the ones with the best aesthetic, the best composition, and the ones that illustrate your story or experiences best, is a process that takes time, patience, and experience.
Bon au boulot alors, parce que prendre le temps, avoir de la patience et avoir de l’expérience, c’est pas encore ça…
Published on 1 juin ’10 13 h 00 min.
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Depuis que je fais des photos, je me suis souvent dit « ah, là t’as progressé, tu savais pas faire ça avant ». Ce qui est marrant, c’est que je me le suis dit régulièrement et que j’ai toujours changé de style. Je ne garde pas grand chose de toutes ces années de photo, surtout de mon passage au numérique ou tout est presque perdu dans un disque dur. Mais je suis certain que si je regardais des photos que je trouvais réussies il y a 5 ou 10, je les trouverais insignifiantes aujourd’hui et inversement.
Published on 13 mai ’10 12 h 07 min.
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Le culte de l’objet est notoire en matière de leica. D’où vient-il ? Pour certains, il vient probablement du fait que de nombreuses légendes l’utilisent ou l’utilisaient. En avoir un permet de rentrer dans le cercle exclusif. Cette notion d’exclusivité est sans doute un élément moteur de la motivation d’une seconde catégorie de possesseurs, ils veulent disposer du meilleur, du plus cher, de l’incontestable. Je me rangeais dans la première catégorie lorsque j’ai acheté le mien. Je me disais à cette époque que ce n’était pas ça qui me ferait prendre de meilleures photos, mais je trouvais aussi plein d’excuses justifiant ma décision.
Donc je suis entré à mon tour dans le cercle. Quelle déconvenue.
Je ne l’avais ni lu ni imaginé, mais c’est terriblement plus difficile à utiliser que mon reflex tout automatique et intelligent. Ici, tout redevient manuel. Et l’intelligence, c’est au photographe de l’avoir. Prendre des photos au Leica, c’est beaucoup plus dur, pour ceux qui étaient passé au reflex tout automatique, ça implique de revenir en arrière. Il faut apprendre à viser au télémètre et il faut intégrer la mesure de Lumière à son œil car on rate la photo si on doit réfléchir ou chercher à régler. Beau challenge.
Mais la pratique vient aider et après s’être exercé on prend le coup. Vient ensuite la phase de progression où finalement on devient plus rapide qu’avec le reflex numérique.
Libéré de la technique, on peut se focaliser sur l’important : le cadre. Les pieds remplacent le zoom et on commences à se construire un registre des focales. Tu regardes les photos des autres en imaginant avec quel objectif c’est pris. 35 et 50mm qui étaient deux focales très proches de ton zoom donc « la même chose », ça devient deux focales bien distinctes (chacune pèse un dixième de ton gros zoom bien lumineux et bien lourd. C’est bien plus pratique puisqu’elles se rangent dans la poche du jean maintenant).
Te voilà un nouveau photographe, grâce à ton bel objet. Et le culte de l’objet, t’es bien forcé de constater que tu l’as. Cet appareil, c’est devenu ton meilleur compagnon, ses formes douces et sa peinture noire patinée qui laisse apparaitre un matériau brut aux teintes chaudes, tu ne t’en lasses pas. Tu aimes le toucher, tu vises comme ça pour rien, tu écoutes l’obturateur mécanique réglé au millimètre.
Puis un jour, en plein bonheur, tu n’as rien vu venir, tu découvres l’Hasselblad. Celui là non plus tu n’en as pas besoin…
Published on 17 avr ’10 16 h 59 min.
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Le jour où j’aurai patiné le mien comme ça…
Published on 7 jan ’10 18 h 04 min.
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Super article de Henri Peyre sur Galerie Photo !
Il pose la question suivante : « Y a-t-il [...] en photographie des relations [...] signifiantes entre la représentation qui est faite d’un personnage et un certain contexte ? Peut-on en tirer des règles pour le photographe ? »
S’en suit un long exposé très illustré présentant la démarche de nombreux photographes.
Il termine son article par la conclusion suivante : « Chaque photographe doit ainsi s’inviter à réfléchir au statut qu’il entend donner au personnage et au contexte dans ses images, tout comme il doit s’interroger sur le statut à donner à la lumière, à la proximité au sujet ou à tout autre élément de sa technique. Le personnage pas plus que le contexte ne commande la photographie. Le sujet ne fait pas la loi. Il y a un vocabulaire qui peut être riche, des phrases qui peuvent être longues, et des idées qui peuvent être intéressantes. Le personnage et le contexte ne sont que des mots dans ce langage, parmi des tas d’autres mots possibles. »
Énorme travail !
Published on 28 déc ’09 8 h 17 min.
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I am often asked by photographers just starting out what advice I can offer. Here are some tips which might be a good start :
- Insatiable Curiosity. Being curious about life and things around you is an essential part of being a good photographer ;
- Hard work. Any endeavor, any profession requires a serious commitment and effort and hard work. Unless you are willing to commit to that, it’s best not to begin the journey ;
- Leave home. Leave home or leave your comfort zone. Being a good photographer doesn’t necessarily mean you travel to distant places, but you do need to get out of your comfort zone and explore, wander and observe ;
- Fortitude and Determination. At times, there’s a lot of pick and shovel work to photography or any other profession, and you have to be ready to work your way through these tedious times ;
- Dig Deep. The process of learning never stops, but at a point it’s all kind of automatic in a way. If you look at the photographers whose work is widely admired you’ll see that they’ve found a particular place or a subject, dug deep into it, and carved out something that’s become special ;
- Evolve, reinvent yourself, grow. You need to keep your heart and mind open. Life is flowing in front of your eyes and you need to be open to respond and allow yourself to be touched by things which are extraordinary and let it change you ;
- Don’t wait for the phone to ring. Regardless of how successful you are, it’s important for you to spend your time photographing things that matter to you. You need to understand the things that have meaning to you, and not what others think is important for you. Make things happen; don’t wait for others to offer opportunities. Follow up. Don’t wait for the phone to ring. Pick up the phone and call.
Aller à la source de cet article : STEVE MCCURRY’S BLOG
Published on 23 déc ’09 10 h 18 min.
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